Mauvaise expérience avec mon premier bateau neuf.
Publié : lun. nov. 27, 2006 4:13 pm
Bonjour,
Je voudrais vous faire part des problèmes que j’ai eu avec mon bateau, et avoir vos commentaires.
Je vais certainement vous paraître bien naïf, mais bon…
J’ai acheté un day cruiser l’année dernière, livré en mai 2005.
J’ai payé ce bateau assez cher car beaucoup d’options avec un Mercruiser 4,3l MPI 220ch au lieu du 135ch proposé généralement. (53200 € avec remorque).
La première erreur que j’ai faite est d’avoir acheté le bateau à un concessionnaire se trouvant en bord de mer, alors que j’habite en région parisienne (je navigue annuellement 6 mois sur la Seine, et 3 semaines en mer) En fait j’ai acheté ce bateau lors du salon nautique, et le constructeur m’avait fait la pub pour un distributeur proche de mon lieu de vacances.
J’ai donc moi même fait l’hivernage en suivant rigoureusement les étapes requises (purges, filtre à air, filtre à essence, lubrification diverses, ect. )
Première saison : rien de spécial à signaler, je suis très content.
Deuxième saison : aie aie aie misère :
Avril 2006 :
Problème 1 : la partie basse de l’embase présente une corrosion importante.
J’envoie un courrier recommandé au constructeur et au distributeur. Je n’ai jamais eu de réponse du constructeur, et concernant le distributeur je n’ai eu que de vagues réponses évasives, espacées sur plusieurs mois, par téléphone, rien de concret. Genre on va s’en occuper, on remonte le problème, le constructeur ne répond pas, ect.
Problème 2 : le moteur cale de temps en temps et présente un des « trous » dans les tours.
Lorsque le moteur cale, impossible de le re démarrer.
Pour le démarrer, une seule solution : j’enlève le filtre à air, et avec une pipette j’injecte directement de l’essence dans les cylindres. Il redémarre immédiatement, et au bout d’un moment le circuit d’essence ce réamorce.
Je vérifie donc tout ce qui peut l’être à mon niveau (étanchéité, propreté du circuit d’essence, du réservoir au moteur) mais rien n’y fait. J’installe une poire manuelle, et avec l’aide de celle ci, je peux ré amorcer le circuit d’essence quand celui ci se désamorce.
Je soupçonne la pompe à essence mais celle ci est inaccessible : il faut enlever le moteur pour y accéder.
J’en parle à mon vendeur qui me dit qu’il verra ce qu’il pourra faire.
Quelques jours avant mon départ en vacances je lui suggère d’anticiper et de commander une pompe à essence au cas où celle ci serait bien l ‘élément en cause.
Voulant profiter un maximum de mon bateau pendant les vacances, je lui demande de réserver du temps avec son mécanicien afin de faire la manipe en quelques jours. Il accepte sans problèmes.
Je lui remets donc mon bateau, et 3 jours plus tard il me téléphone en me disant qu’ils ont fait tourner le moteur et n’ont rien remarqué d’anormal. En bref, il n’a rien fait à part laisser tourner le moteur vingt minutes. Comme je ne souhaite pas lui laisser plus longtemps le bateau je lui dit stopper là les manipes et que l’on verra plus tard, à la fin de mes vacances.
Suite à une suggestion de ma part, il a cependant monté un décanteur.
Anomalie 1 : je reprends le bateau et constate une grosse rayure sur le gel coat à côté du moteur. (je ne la voie pas de suite, et n’en ai jamais parlé)
Anomalie 2 ? : j’apprends par la suite que le filtre à essence d’origine du moteur fait office de décanteur, et qu’il n’est pas nécessaire de monter un décanteur en plus. Est-ce exact ? je ne sais pas vraiment, mais si c’est le cas, en tant que professionnel, il aurait pu me le dire ?.
Anomalie 3 : une fois la mise à l’eau effectuée, le moteur cale, je dois utiliser ma poire.
Puis je vais faire le plein.
Anomalie 4 : lors de la mise à l’eau effectuée et dûment facturée par le vendeur, celui ci attache un bout sur mon anneau de traction afin que je puisse amarrer mon bateau sur mon mouillage.
Je lui précise que je suis sur un mouillage très agité et de faire un nœud en conséquence. (je ne le fais pas moi même car je suis à ce moment sur le bateau et lui au sol.)
Quand j’arrive sur mon mouillage, par sécurité j’amarre le bateau avec un deuxième bout, au cas ou.
Bien m’en prends, car le lendemain je retrouve son bout qui flotte dans l’eau accroché à ma bouée.
Si je n’avais pas mis un autre bout de sécurité, mon bateau partait dans les rochers dès la première nuit !!!
Ceci reste une anecdote dont je n’ai même pas parlé au vendeur.
Anomalie 5 : le bateau sent l’essence : j’ouvre la soute où se trouve le réservoir : le fond de la soute est remplie de plusieurs litres ! : En fait le tuyau reliant la bouche de réservoir avec le réservoir est débranché est repose par terre.
S’est-il détaché tout seul ou suite à une manipe du vendeur ? Je ne sais pas. Il me dit qu’il va en parler à son mécanicien, mais il n’est jamais revenu sur ce point
Bref les vacances se passent (avec le moteur qui cale régulièrement à bas régime, pas terrible pour ma prise de coffre devant les rochers quand il y a du vent…)
Je lui ramène le bateau quelques jours avant mon départ.
Au bout de 2 jours il me téléphone en me disant qu’il n’a rien fait pour l’instant, mais envisage de découper une partie de la structure gelcoat enveloppant le moteur afin de faire une trappe d’accès pour changer la pompe. Comme je dois partir avec le bateau que 2 jours plus tard, je lui dit de ne pas se lancer dans la manipe.
Je reviens chercher mon bateau.
Il me dit que je dois payer la pompe à essence qu’il n’a pas monté, que je la ferai monter sur Paris...
Il me présente une facture totale de plus de 800 euros, que je règle.
Anomalie 6 : je reviens sur Paris, et en arrivant, il manque le dossier de la banquette arrière : celle ci a été mal positionnée par le vendeur (les fixations restantes en attestent), et je l’ai perdu sur l’autoroute ! (en espérant n’avoir pas causé d’accident…)
Je lui téléphone, et il me rétorque sèchement qu’il n’est pas responsable de la façon dont les bateaux sont arrimés à leurs remorques. Je ne vois pas vraiment le rapport, mais bon.
Ceci étant la goutte d’eau qui fait déborder le vase, je décide de me séparer de ce bateau afin de ne plus jamais avoir à faire avec ce distributeur et ce constructeur. Ce distributeur n’essaye jamais d’arranger les choses, à aucun moment il ne s’est montré commercial ou compréhensif. J’ai dans mon métier une notion de la clientèle située aux antipodes de ce gars.
Anomalie 7 : je téléphone au distributeur en lui faisant remarquer que je viens d’apprendre que mon moteur était sous garantie 2 ans, et non pas un an comme il me l’avait dit.
Il dit qu’il va se renseigner, ne me rappelle pas, je le rappelle, et il me dit qu’effectivement le moteur est garantie 2 ans. Qu’il va se renseigner qui pourrait faire les travaux sur Paris. J’attends toujours son appel.
Anomalie 8 : en discutant avec le vendeur d’un nouveau bateau que je viens d'acheter, celui ci, qui reprend mon bateau en étant au courant des problèmes, me fait remarquer que ma remorque, vendue initialement par mon cher vendeur, n’est pas aux normes car le PTAC est dépassé. Je roulais donc sans être couvert par mon assurance en cas de problème…
Je passe tous les petits problèmes du à la finition « moyenne » du bateau (compteurs, vérins, fusible du GPS trop faible, ect) qui doivent apparaître sur de nombreux bateaux qui ont un peu navigué.
J’hésite maintenant à la suite à donner à tout cela.
Je pense dans un premier temps écrire au constructeur en lui faisant un résumé des problèmes que j’ai eu, principalement avec son distributeur, et en concluant que pour cela j’ai changé de bateau, et plus jamais ne reviendrais vers cette marque. En mettant bien sur son distributeur en copie.
Peut être attaquer le distributeur ? J’aimerais beaucoup pour le principe, mais je trouve que j’ai déjà perdu beaucoup trop de temps et d’argent avec ce mauvais.
Saisir la répression des fraudes (pour le fait que l’on me facture des pièces sous garantie ?)
Publier cette histoire sur des forums internet en nommant précisément la marque du bateau et son vendeur ?
Que pensez vous de tout cela ?
Votre point de vue m’intéresse beaucoup, merci d’avance.
Je voudrais vous faire part des problèmes que j’ai eu avec mon bateau, et avoir vos commentaires.
Je vais certainement vous paraître bien naïf, mais bon…
J’ai acheté un day cruiser l’année dernière, livré en mai 2005.
J’ai payé ce bateau assez cher car beaucoup d’options avec un Mercruiser 4,3l MPI 220ch au lieu du 135ch proposé généralement. (53200 € avec remorque).
La première erreur que j’ai faite est d’avoir acheté le bateau à un concessionnaire se trouvant en bord de mer, alors que j’habite en région parisienne (je navigue annuellement 6 mois sur la Seine, et 3 semaines en mer) En fait j’ai acheté ce bateau lors du salon nautique, et le constructeur m’avait fait la pub pour un distributeur proche de mon lieu de vacances.
J’ai donc moi même fait l’hivernage en suivant rigoureusement les étapes requises (purges, filtre à air, filtre à essence, lubrification diverses, ect. )
Première saison : rien de spécial à signaler, je suis très content.
Deuxième saison : aie aie aie misère :
Avril 2006 :
Problème 1 : la partie basse de l’embase présente une corrosion importante.
J’envoie un courrier recommandé au constructeur et au distributeur. Je n’ai jamais eu de réponse du constructeur, et concernant le distributeur je n’ai eu que de vagues réponses évasives, espacées sur plusieurs mois, par téléphone, rien de concret. Genre on va s’en occuper, on remonte le problème, le constructeur ne répond pas, ect.
Problème 2 : le moteur cale de temps en temps et présente un des « trous » dans les tours.
Lorsque le moteur cale, impossible de le re démarrer.
Pour le démarrer, une seule solution : j’enlève le filtre à air, et avec une pipette j’injecte directement de l’essence dans les cylindres. Il redémarre immédiatement, et au bout d’un moment le circuit d’essence ce réamorce.
Je vérifie donc tout ce qui peut l’être à mon niveau (étanchéité, propreté du circuit d’essence, du réservoir au moteur) mais rien n’y fait. J’installe une poire manuelle, et avec l’aide de celle ci, je peux ré amorcer le circuit d’essence quand celui ci se désamorce.
Je soupçonne la pompe à essence mais celle ci est inaccessible : il faut enlever le moteur pour y accéder.
J’en parle à mon vendeur qui me dit qu’il verra ce qu’il pourra faire.
Quelques jours avant mon départ en vacances je lui suggère d’anticiper et de commander une pompe à essence au cas où celle ci serait bien l ‘élément en cause.
Voulant profiter un maximum de mon bateau pendant les vacances, je lui demande de réserver du temps avec son mécanicien afin de faire la manipe en quelques jours. Il accepte sans problèmes.
Je lui remets donc mon bateau, et 3 jours plus tard il me téléphone en me disant qu’ils ont fait tourner le moteur et n’ont rien remarqué d’anormal. En bref, il n’a rien fait à part laisser tourner le moteur vingt minutes. Comme je ne souhaite pas lui laisser plus longtemps le bateau je lui dit stopper là les manipes et que l’on verra plus tard, à la fin de mes vacances.
Suite à une suggestion de ma part, il a cependant monté un décanteur.
Anomalie 1 : je reprends le bateau et constate une grosse rayure sur le gel coat à côté du moteur. (je ne la voie pas de suite, et n’en ai jamais parlé)
Anomalie 2 ? : j’apprends par la suite que le filtre à essence d’origine du moteur fait office de décanteur, et qu’il n’est pas nécessaire de monter un décanteur en plus. Est-ce exact ? je ne sais pas vraiment, mais si c’est le cas, en tant que professionnel, il aurait pu me le dire ?.
Anomalie 3 : une fois la mise à l’eau effectuée, le moteur cale, je dois utiliser ma poire.
Puis je vais faire le plein.
Anomalie 4 : lors de la mise à l’eau effectuée et dûment facturée par le vendeur, celui ci attache un bout sur mon anneau de traction afin que je puisse amarrer mon bateau sur mon mouillage.
Je lui précise que je suis sur un mouillage très agité et de faire un nœud en conséquence. (je ne le fais pas moi même car je suis à ce moment sur le bateau et lui au sol.)
Quand j’arrive sur mon mouillage, par sécurité j’amarre le bateau avec un deuxième bout, au cas ou.
Bien m’en prends, car le lendemain je retrouve son bout qui flotte dans l’eau accroché à ma bouée.
Si je n’avais pas mis un autre bout de sécurité, mon bateau partait dans les rochers dès la première nuit !!!
Ceci reste une anecdote dont je n’ai même pas parlé au vendeur.
Anomalie 5 : le bateau sent l’essence : j’ouvre la soute où se trouve le réservoir : le fond de la soute est remplie de plusieurs litres ! : En fait le tuyau reliant la bouche de réservoir avec le réservoir est débranché est repose par terre.
S’est-il détaché tout seul ou suite à une manipe du vendeur ? Je ne sais pas. Il me dit qu’il va en parler à son mécanicien, mais il n’est jamais revenu sur ce point
Bref les vacances se passent (avec le moteur qui cale régulièrement à bas régime, pas terrible pour ma prise de coffre devant les rochers quand il y a du vent…)
Je lui ramène le bateau quelques jours avant mon départ.
Au bout de 2 jours il me téléphone en me disant qu’il n’a rien fait pour l’instant, mais envisage de découper une partie de la structure gelcoat enveloppant le moteur afin de faire une trappe d’accès pour changer la pompe. Comme je dois partir avec le bateau que 2 jours plus tard, je lui dit de ne pas se lancer dans la manipe.
Je reviens chercher mon bateau.
Il me dit que je dois payer la pompe à essence qu’il n’a pas monté, que je la ferai monter sur Paris...
Il me présente une facture totale de plus de 800 euros, que je règle.
Anomalie 6 : je reviens sur Paris, et en arrivant, il manque le dossier de la banquette arrière : celle ci a été mal positionnée par le vendeur (les fixations restantes en attestent), et je l’ai perdu sur l’autoroute ! (en espérant n’avoir pas causé d’accident…)
Je lui téléphone, et il me rétorque sèchement qu’il n’est pas responsable de la façon dont les bateaux sont arrimés à leurs remorques. Je ne vois pas vraiment le rapport, mais bon.
Ceci étant la goutte d’eau qui fait déborder le vase, je décide de me séparer de ce bateau afin de ne plus jamais avoir à faire avec ce distributeur et ce constructeur. Ce distributeur n’essaye jamais d’arranger les choses, à aucun moment il ne s’est montré commercial ou compréhensif. J’ai dans mon métier une notion de la clientèle située aux antipodes de ce gars.
Anomalie 7 : je téléphone au distributeur en lui faisant remarquer que je viens d’apprendre que mon moteur était sous garantie 2 ans, et non pas un an comme il me l’avait dit.
Il dit qu’il va se renseigner, ne me rappelle pas, je le rappelle, et il me dit qu’effectivement le moteur est garantie 2 ans. Qu’il va se renseigner qui pourrait faire les travaux sur Paris. J’attends toujours son appel.
Anomalie 8 : en discutant avec le vendeur d’un nouveau bateau que je viens d'acheter, celui ci, qui reprend mon bateau en étant au courant des problèmes, me fait remarquer que ma remorque, vendue initialement par mon cher vendeur, n’est pas aux normes car le PTAC est dépassé. Je roulais donc sans être couvert par mon assurance en cas de problème…
Je passe tous les petits problèmes du à la finition « moyenne » du bateau (compteurs, vérins, fusible du GPS trop faible, ect) qui doivent apparaître sur de nombreux bateaux qui ont un peu navigué.
J’hésite maintenant à la suite à donner à tout cela.
Je pense dans un premier temps écrire au constructeur en lui faisant un résumé des problèmes que j’ai eu, principalement avec son distributeur, et en concluant que pour cela j’ai changé de bateau, et plus jamais ne reviendrais vers cette marque. En mettant bien sur son distributeur en copie.
Peut être attaquer le distributeur ? J’aimerais beaucoup pour le principe, mais je trouve que j’ai déjà perdu beaucoup trop de temps et d’argent avec ce mauvais.
Saisir la répression des fraudes (pour le fait que l’on me facture des pièces sous garantie ?)
Publier cette histoire sur des forums internet en nommant précisément la marque du bateau et son vendeur ?
Que pensez vous de tout cela ?
Votre point de vue m’intéresse beaucoup, merci d’avance.