Que pensez vous d'une éventuelle
obligation d'équiper les bateaux de
plaisance de cuves de rétention des
eaux noires? Etes vous prèts, (en tant que propriétaires)à financer
un tel montage? Avez vous des précisions à ce sujet?
à propos des eaux usées
à propos des eaux usées
Salut... Voilà un vrai sujet d'actualité. Sur de nombreux bateaux (la majorité), il est beaucoup trop complexe et contraignant d'installer de tels systèmes. Et une fois en place, rien n'empêchera les plaisanciers malveillants de les vider en mer.
Il faut savoir que généralement, le contenu les eaux usées d'un voilier est biodégradable à 99,99%, et qu'on ne parle pas de quantités significatives, au prorata du reste, des liquides polluants.
Mon avis est donc celui-là, accompagné du principe de responsabilisation des plaisanciers, à savoir ce qu'ils font avec la mer. Je crois intimement que les institutions concernées, gagnent à laisser faire... pour que la passion vive. N'oublions pas que plus on augmente des contraintes, plus on décourage de plaisanciers !
Il faut savoir que généralement, le contenu les eaux usées d'un voilier est biodégradable à 99,99%, et qu'on ne parle pas de quantités significatives, au prorata du reste, des liquides polluants.
Mon avis est donc celui-là, accompagné du principe de responsabilisation des plaisanciers, à savoir ce qu'ils font avec la mer. Je crois intimement que les institutions concernées, gagnent à laisser faire... pour que la passion vive. N'oublions pas que plus on augmente des contraintes, plus on décourage de plaisanciers !
à propos des eaux usées
Pas d'accord avec Barry (c'est rare !).
C'est dans l'air du temps, c'est à la mode, et il y aura sans doute très vite une législation à ce sujet. Le Législateur n'est pas plaisancier, et il trouvera normal de protéger les plages et eaux de baignades des crottes des plaisanciers. Lorsqu'il faudra payer (pour les réservoirs), le plaisancier paiera, bien entendu. En général, le plaisancier paye volontiers, trop heureux qu'on le laisse encore naviguer ! Mais savoir si c'est utile, c'est un autre problème : où sont les études d'impact ? Il faudrait aussi interdire les ancres (coucou Barry !), qui labourent les sols, les anti-foulings, et d'autres choses encore...
Mais c'est vrai que nos bateaux sont en général petits, et qu'un réservoir de plus, à caser sous les WC, c'est pas évident. L'obligation passera sans doute par une phase progressive, les bateaux neufs d'abord (ou même seulement), et concernera je pense plus les chantiers que les plaisanciers.
Amitiès à tous.
C'est dans l'air du temps, c'est à la mode, et il y aura sans doute très vite une législation à ce sujet. Le Législateur n'est pas plaisancier, et il trouvera normal de protéger les plages et eaux de baignades des crottes des plaisanciers. Lorsqu'il faudra payer (pour les réservoirs), le plaisancier paiera, bien entendu. En général, le plaisancier paye volontiers, trop heureux qu'on le laisse encore naviguer ! Mais savoir si c'est utile, c'est un autre problème : où sont les études d'impact ? Il faudrait aussi interdire les ancres (coucou Barry !), qui labourent les sols, les anti-foulings, et d'autres choses encore...
Mais c'est vrai que nos bateaux sont en général petits, et qu'un réservoir de plus, à caser sous les WC, c'est pas évident. L'obligation passera sans doute par une phase progressive, les bateaux neufs d'abord (ou même seulement), et concernera je pense plus les chantiers que les plaisanciers.
Amitiès à tous.
-
Fred.bittoun
- Messages : 6
- Inscription : mer. févr. 28, 2001 12:01 am
à propos des eaux usées
Si je puis ajouter ma pierre à l'édifice ....
Je pense qu'il faut autant agir sur les comportements que sur les moyens. Pour faire simple :
- un WC chimique coute moins cher, pose beaucoup moins de problèmes de fonctionnement (ou plutôt de dysfonctionnement de tuyauterie, valve eetc.) et permet de na pas agrémenter le litoral de nos crotes..... et en plus c'est tellement plus simple à installer sur un bateau et franchement, je l'ai éprouvé depuis longtemps c'est au point, ça fonctionne, ça ne pue pas et c'est pas très compliqué à gérer pour la vidange qui peut se faire dans n'importe quels toilettes de port ou de bistrot sympa .....
- Autre chapitre qui ne coute pas cher, et là il faut agir auprès des ports, c'est la gestion des poubelles, le sac pour les déchets organiques, le sac pour les papiers et cartons (qui n'ont même pas à prendre la mer) ....
- dernier chapitre : les eaux noires : Oh c'est plus compliqué mais les compromis sont possibles entre les réserves d'eau potables et celles des eaux noires qui peuvent devenir d'exellent ballast pour améliorer les perfs. Pour ma part je gère cela avec des géricans attachés ensembles (par 2 et par 3) que je sangle sur les parois. ça fait travailler la musculation en prime.
Le simple fait de gérer 1 ou 2 ou 3 de ces chapitres est déjà très bien et contribura déjà grandement. Combien de fois faut-il que j'explique au gens que j'embarque qu'un peua de banane à la mer c'est 2 ans avant de disparaître du litoral, juste à côté de la petite crote !!!
Cordialement à tous
Je pense qu'il faut autant agir sur les comportements que sur les moyens. Pour faire simple :
- un WC chimique coute moins cher, pose beaucoup moins de problèmes de fonctionnement (ou plutôt de dysfonctionnement de tuyauterie, valve eetc.) et permet de na pas agrémenter le litoral de nos crotes..... et en plus c'est tellement plus simple à installer sur un bateau et franchement, je l'ai éprouvé depuis longtemps c'est au point, ça fonctionne, ça ne pue pas et c'est pas très compliqué à gérer pour la vidange qui peut se faire dans n'importe quels toilettes de port ou de bistrot sympa .....
- Autre chapitre qui ne coute pas cher, et là il faut agir auprès des ports, c'est la gestion des poubelles, le sac pour les déchets organiques, le sac pour les papiers et cartons (qui n'ont même pas à prendre la mer) ....
- dernier chapitre : les eaux noires : Oh c'est plus compliqué mais les compromis sont possibles entre les réserves d'eau potables et celles des eaux noires qui peuvent devenir d'exellent ballast pour améliorer les perfs. Pour ma part je gère cela avec des géricans attachés ensembles (par 2 et par 3) que je sangle sur les parois. ça fait travailler la musculation en prime.
Le simple fait de gérer 1 ou 2 ou 3 de ces chapitres est déjà très bien et contribura déjà grandement. Combien de fois faut-il que j'explique au gens que j'embarque qu'un peua de banane à la mer c'est 2 ans avant de disparaître du litoral, juste à côté de la petite crote !!!
Cordialement à tous
à propos des eaux usées
Salut à tous,
Commençons par un petit trait d'esprit: "je savais que l'état s'intéressait à mon salaire, mais pas à ma crote... de là à dire que je suis payé comme de la merde, il n'y a qu'un pas" !
Bon, soyons sérieux... Je suis d'accord avec vous sur l'ensemble des critères écologiques que vous avez retenus, tant Fred qu'Osmose - (salut, toi, ça va ??) - à savoir que l'écologie est un mode de vie, en quelque sorte, plus qu'une simple volonté.
Je crois à la réalisation des volontés, par leur accomplissement au complet, et non pasen partie. Je m'explique: qu'avons-nous retenu de la cata de l'érika ? (vous remarquerez que j'ai écrit le nom du navire avec une minuscule, ce qui ne se fait jamais... ça vous donne un indice de ce que j'en pense). Cette cata, nous a tout souillé, et a foutu en l'air 100 ans de croissance de l'écosystème Breton. Nos crottes sont-elles à cette mesure ? Soyons clairs: il y a bien plus urgent et plus important, que le fruit de nos digestions communes. A chacun de nous, de faire le nécessaire de ne pas chier là où un autre se beigne, évidemment. Pour cette raison, je ne mouille jamais face à une plage occupée. Je n'aimerai pas qu'un beigneur me ramène un jour mon caca sur mon voilier, gentiment enveloppé !
Première étape, s'occuper de la réelle souillure, que sont les gros porteurs. Deuxième étape, comprendre ce qui est polluant. Voici quelques petits chiffres, que j'ai eus après une conférence à laquelle j'ai assisté l'année dernière, au boat show de Miami, par G. Godoy, océanologue américain:
Temps de désagrègement à 99% (biodégradabilité), d'un kilo de matière :
Verre: 400 ans (et oui... étonnant, non ?)
Acier: 200 ans
Fer: 120 ans
Fer laminé (cannettes, etc)...: 85 ans
Plastique: 80 ans
Pétrole brut: 60 ans (sans parler de la destruction biologique)
Alcool pur: 10 ans (absence de trace significative)
Corps humain: 1 an (pour disparaître complètement, sans intervention animale)
Mouette: 7 mois (idem)
Pomme entière : 1 mois (idem)
Déjection animale: 60 heures
Pain de mie: 50 heures
Urine: 30 heures.
Voilà... ça en dit long, non ? Les chiffres parlent d'eux mêmes... il faut maintenant savoir combien il faut de kilos de caca humain correspondant à ce que l'erika a envoyé sur les côtes, pour établir les priorités... je crois qu'on en est loin. Pas vous ?
Amicalement,
Barry.
Commençons par un petit trait d'esprit: "je savais que l'état s'intéressait à mon salaire, mais pas à ma crote... de là à dire que je suis payé comme de la merde, il n'y a qu'un pas" !
Bon, soyons sérieux... Je suis d'accord avec vous sur l'ensemble des critères écologiques que vous avez retenus, tant Fred qu'Osmose - (salut, toi, ça va ??) - à savoir que l'écologie est un mode de vie, en quelque sorte, plus qu'une simple volonté.
Je crois à la réalisation des volontés, par leur accomplissement au complet, et non pasen partie. Je m'explique: qu'avons-nous retenu de la cata de l'érika ? (vous remarquerez que j'ai écrit le nom du navire avec une minuscule, ce qui ne se fait jamais... ça vous donne un indice de ce que j'en pense). Cette cata, nous a tout souillé, et a foutu en l'air 100 ans de croissance de l'écosystème Breton. Nos crottes sont-elles à cette mesure ? Soyons clairs: il y a bien plus urgent et plus important, que le fruit de nos digestions communes. A chacun de nous, de faire le nécessaire de ne pas chier là où un autre se beigne, évidemment. Pour cette raison, je ne mouille jamais face à une plage occupée. Je n'aimerai pas qu'un beigneur me ramène un jour mon caca sur mon voilier, gentiment enveloppé !
Première étape, s'occuper de la réelle souillure, que sont les gros porteurs. Deuxième étape, comprendre ce qui est polluant. Voici quelques petits chiffres, que j'ai eus après une conférence à laquelle j'ai assisté l'année dernière, au boat show de Miami, par G. Godoy, océanologue américain:
Temps de désagrègement à 99% (biodégradabilité), d'un kilo de matière :
Verre: 400 ans (et oui... étonnant, non ?)
Acier: 200 ans
Fer: 120 ans
Fer laminé (cannettes, etc)...: 85 ans
Plastique: 80 ans
Pétrole brut: 60 ans (sans parler de la destruction biologique)
Alcool pur: 10 ans (absence de trace significative)
Corps humain: 1 an (pour disparaître complètement, sans intervention animale)
Mouette: 7 mois (idem)
Pomme entière : 1 mois (idem)
Déjection animale: 60 heures
Pain de mie: 50 heures
Urine: 30 heures.
Voilà... ça en dit long, non ? Les chiffres parlent d'eux mêmes... il faut maintenant savoir combien il faut de kilos de caca humain correspondant à ce que l'erika a envoyé sur les côtes, pour établir les priorités... je crois qu'on en est loin. Pas vous ?
Amicalement,
Barry.
à propos des eaux usées
Ca, mon cher Barry, c'est ce que j'appelle une contribution !
Bravo. En ce qui concerne les matières humaines, les cacas, ce n'est pas le fait qu'ils disparaissent en 30 ou 60 heures qui est le plus important, c'est la quantité de germes qui peut en résulter dans une zone de baignade locale... C'est vrai que dans certains coins très fréquentés, ça peut peut-être devenir un problème, encore que cela reste à démontrer. Bien entendu, tu as raison au sujet de l'Erikaka, et même sans aller jusqu'à cette catastrophe, qui est un accident, les polutions par les pétroliers sont fréquentes (improprement appelées dégazages par la presse grand public). Et que dire des rejets de mercure et autres métaux lourds, des égouts, etc. !
Merci encore pour les chiffres.
Bon vent.
Bravo. En ce qui concerne les matières humaines, les cacas, ce n'est pas le fait qu'ils disparaissent en 30 ou 60 heures qui est le plus important, c'est la quantité de germes qui peut en résulter dans une zone de baignade locale... C'est vrai que dans certains coins très fréquentés, ça peut peut-être devenir un problème, encore que cela reste à démontrer. Bien entendu, tu as raison au sujet de l'Erikaka, et même sans aller jusqu'à cette catastrophe, qui est un accident, les polutions par les pétroliers sont fréquentes (improprement appelées dégazages par la presse grand public). Et que dire des rejets de mercure et autres métaux lourds, des égouts, etc. !
Merci encore pour les chiffres.
Bon vent.
-
Fred.bittoun
- Messages : 6
- Inscription : mer. févr. 28, 2001 12:01 am
à propos des eaux usées
Salut à toi Barry.
Et pour compléter ton tableau je te revoie à un excellent article de Bateaux (il y à plusieurs années de cela, il faut que je le retrouve) dans lequel figurait le temps de disparition des différents éléments que sont susceptible de rejeter les plaisanciers à la mer, c'est très éloquent.
Je ne réagissait que par rapport à la demande de Ian sur l'équipement de nos bateaux avec des dispositifs anti-pollution.
Sur ton discours sur les pollutions industrielles autrement plus dangereuses pour notre planète et nos littorages, OUI, c'est vrai.
Mais n'oublions pas que chacun d'entre nous est contributeur et que les petits ruisseaux font de grands fleuves....
Et une énorme pollution tous les 10 ans et des centaines de milliers de très petites pollutions tous les ans ça finit par faire beaucoup trop !!
Last, but not least, je me souviens des discours sur la pollution il y a 30 ans : ce sont les industries qui sont pollueuses, et on ne parlait même pas des pollutions causées par chacun d'entre nous. Aujourd'jui, après les efforts fait par les industriels (à coup de lois, de décrets et d'aides financières)ce sont les automobilistes (donc chacun d'entre nous ou presque) qui sont les plus gros pollueurs.
Morale : Il faut que chaque acteur (particuliers, industriels, état, citoyens, politiciens, ...) participe à la lutte contre les pollutions et prenne en main la gestion de nos déchets.
Cordialement
Et pour compléter ton tableau je te revoie à un excellent article de Bateaux (il y à plusieurs années de cela, il faut que je le retrouve) dans lequel figurait le temps de disparition des différents éléments que sont susceptible de rejeter les plaisanciers à la mer, c'est très éloquent.
Je ne réagissait que par rapport à la demande de Ian sur l'équipement de nos bateaux avec des dispositifs anti-pollution.
Sur ton discours sur les pollutions industrielles autrement plus dangereuses pour notre planète et nos littorages, OUI, c'est vrai.
Mais n'oublions pas que chacun d'entre nous est contributeur et que les petits ruisseaux font de grands fleuves....
Et une énorme pollution tous les 10 ans et des centaines de milliers de très petites pollutions tous les ans ça finit par faire beaucoup trop !!
Last, but not least, je me souviens des discours sur la pollution il y a 30 ans : ce sont les industries qui sont pollueuses, et on ne parlait même pas des pollutions causées par chacun d'entre nous. Aujourd'jui, après les efforts fait par les industriels (à coup de lois, de décrets et d'aides financières)ce sont les automobilistes (donc chacun d'entre nous ou presque) qui sont les plus gros pollueurs.
Morale : Il faut que chaque acteur (particuliers, industriels, état, citoyens, politiciens, ...) participe à la lutte contre les pollutions et prenne en main la gestion de nos déchets.
Cordialement
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Fred.bittoun
- Messages : 6
- Inscription : mer. févr. 28, 2001 12:01 am
à propos des eaux usées
Pour répondre à Ian
Je n'ai été propriétaire que de petits bateaux dans lesquels le seul trou que j'aceptais de faire dans la coque était pour l'élice du loch.
ça oblige forcément à trouver des solutions quand on a décidé de ne pas percer d'autre trou.
C'est par toujours populaire, dans chaque port où je suis passé de signaler qu'il n'y avait pas assez de poubelles, qu'il n'y avait pas de bac pour laver la vaisselle, pas de récupération des eaux de carénage, ...... mais j'ai vu, au fil du temps les efforts fait par certains gestionaires de port.
Je n'ai été propriétaire que de petits bateaux dans lesquels le seul trou que j'aceptais de faire dans la coque était pour l'élice du loch.
ça oblige forcément à trouver des solutions quand on a décidé de ne pas percer d'autre trou.
C'est par toujours populaire, dans chaque port où je suis passé de signaler qu'il n'y avait pas assez de poubelles, qu'il n'y avait pas de bac pour laver la vaisselle, pas de récupération des eaux de carénage, ...... mais j'ai vu, au fil du temps les efforts fait par certains gestionaires de port.
à propos des eaux usées
Bonjour Fred,
je suis toujours très mal à l'aise quand j'entends ou je lis des choses comme "Mais n'oublions pas que chacun d'entre nous est contributeur et que les petits ruisseaux font de grands fleuves...." ou encore "ce sont les automobilistes (donc chacun d'entre nous ou presque) qui sont les plus gros pollueurs."
Je sais que c'est dans l'air du temps de culpabiliser l'individu, mais il ne faut pas tout prendre pour argent comptant. Comment veux-tu qu'avec une activité "normale" dans une société industrialisée (en France, par exemple), le citoyen moyen puisse se passer de voiture ? Cela semble difficile, et si les voitures polluent, ce qui est incontestable, c'est peut-être aussi la faute aux fabricants de moteurs de voitures, non ?
Quand à savoir si "les petits ruisseaux font les grandes rivières...", cela reste un débat. La pollution de 500 plaisanciers qui font caca au mouillage à Machin-Chose est-elle comparable à la pollution du chantier naval de Machin-Chose qui déverse dans le port un peu d'huile et de peinture, tous les résidus d'antifouling, un peu de gas-oil, ce qui s'ajoute aux égouts du village de Machin-Chose, qui se déversent directement dans la mer, ce qui n'est rien en fait à côté de la pollution du pétrolier qui nettoie ses cuves en passant à 20 milles de Machin-Chose, ni de la pollution de l'usine de Machin-Truc, à quelques milles de là, qui déverse des tonnes de plomb, ou de mercure, ou d'autre chose tous les ans, à quelques dizaines de KM des grands élevages porcins du coin, qui envoient leur lisier vers la mer, etc. etc.
Bien entendu, cela ne veut pas dire qu'il faut faire n'importe quoi avec son bateau de plaisance, et le comportement de chacun doit rester responsable. Mais je pense qu'il ne faut pas non plus culpabiliser quand on fait caca dans la mer.
Je vais t'en raconter une bien bonne, absolument authentique : j'avais moi aussi un WC chimique sur un bateau précédent. Un jour, je suis allé le vider dans les toilettes d'un port, et je me suis alors rendu compte que ces toilettes, via un boyeur, se jetaient directement... dans le port !
Depuis, je fais caca dans l'eau, et je n'en suis pas complexé.
Bien amicalment à tous,
je suis toujours très mal à l'aise quand j'entends ou je lis des choses comme "Mais n'oublions pas que chacun d'entre nous est contributeur et que les petits ruisseaux font de grands fleuves...." ou encore "ce sont les automobilistes (donc chacun d'entre nous ou presque) qui sont les plus gros pollueurs."
Je sais que c'est dans l'air du temps de culpabiliser l'individu, mais il ne faut pas tout prendre pour argent comptant. Comment veux-tu qu'avec une activité "normale" dans une société industrialisée (en France, par exemple), le citoyen moyen puisse se passer de voiture ? Cela semble difficile, et si les voitures polluent, ce qui est incontestable, c'est peut-être aussi la faute aux fabricants de moteurs de voitures, non ?
Quand à savoir si "les petits ruisseaux font les grandes rivières...", cela reste un débat. La pollution de 500 plaisanciers qui font caca au mouillage à Machin-Chose est-elle comparable à la pollution du chantier naval de Machin-Chose qui déverse dans le port un peu d'huile et de peinture, tous les résidus d'antifouling, un peu de gas-oil, ce qui s'ajoute aux égouts du village de Machin-Chose, qui se déversent directement dans la mer, ce qui n'est rien en fait à côté de la pollution du pétrolier qui nettoie ses cuves en passant à 20 milles de Machin-Chose, ni de la pollution de l'usine de Machin-Truc, à quelques milles de là, qui déverse des tonnes de plomb, ou de mercure, ou d'autre chose tous les ans, à quelques dizaines de KM des grands élevages porcins du coin, qui envoient leur lisier vers la mer, etc. etc.
Bien entendu, cela ne veut pas dire qu'il faut faire n'importe quoi avec son bateau de plaisance, et le comportement de chacun doit rester responsable. Mais je pense qu'il ne faut pas non plus culpabiliser quand on fait caca dans la mer.
Je vais t'en raconter une bien bonne, absolument authentique : j'avais moi aussi un WC chimique sur un bateau précédent. Un jour, je suis allé le vider dans les toilettes d'un port, et je me suis alors rendu compte que ces toilettes, via un boyeur, se jetaient directement... dans le port !
Depuis, je fais caca dans l'eau, et je n'en suis pas complexé.
Bien amicalment à tous,
à propos des eaux usées
Ce qui est embetant dans cette histoire c'est qu'on peut penser que l'enfer est pave de bonnes intentions.
Si les eaux noires contiennent bien de la merde, je ne vois pas trop l'interet de ne plus les jeter en mer. Si elles sont mises en reserve puis deposes dans des reservoirs publiques qu'en fera-t-on ensuite ? Station d'epuration ? mais que fait-on dans une station d'epuration ?
Si j'ai bien compris, on fait soit du lagunage, ce que la mer fait tres bien sans nous, soit on en fait des boues qui sont sechees pour etre ensuite repandues sur les champs... Si je ne me trompe pas bien sur. Comme s'il n'y avait pas assez de lisier dans les champs ! de toutes facons, le produit finit par retourner a la mer qui elle, saura s'en debarrasser. A quoi bon ce circuit infernal ?
l'histoire des boites noires ressemble furieusement a une mode venue d'amerique et faisons confiance a nos administrations pour en tirer encore, une fois de plus, une fois encore, argent et puissance.
Les reservoirs a eaux noires c'est de la merde !
Kaj
Si les eaux noires contiennent bien de la merde, je ne vois pas trop l'interet de ne plus les jeter en mer. Si elles sont mises en reserve puis deposes dans des reservoirs publiques qu'en fera-t-on ensuite ? Station d'epuration ? mais que fait-on dans une station d'epuration ?
Si j'ai bien compris, on fait soit du lagunage, ce que la mer fait tres bien sans nous, soit on en fait des boues qui sont sechees pour etre ensuite repandues sur les champs... Si je ne me trompe pas bien sur. Comme s'il n'y avait pas assez de lisier dans les champs ! de toutes facons, le produit finit par retourner a la mer qui elle, saura s'en debarrasser. A quoi bon ce circuit infernal ?
l'histoire des boites noires ressemble furieusement a une mode venue d'amerique et faisons confiance a nos administrations pour en tirer encore, une fois de plus, une fois encore, argent et puissance.
Les reservoirs a eaux noires c'est de la merde !
Kaj